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Ale Emran c. Witkowski : Le Guide Complet sur le Droit au Locker et la Preuve au TAL

L’affaire Ale Emran c. Witkowski (2026 QCTAL 5317) représente un cas d’étude fondamental pour quiconque s’intéresse au droit du logement au Québec. Ce litige, dont l’issue a été un rejet total de la demande du locataire, met en lumière la frontière souvent floue entre un droit contractuel inscrit au bail et une simple tolérance de la part du propriétaire. Pour les experts de tresbonslocataires.com, ce jugement rappelle que la clarté des écrits est la seule protection réelle en cas de conflit.

Le locataire réclamait une somme de 6 400 $ pour divers préjudices, allant du retrait d’un espace de rangement (locker) à des problèmes de vermine, en passant par des questions de sécurité structurelle du balcon. Cependant, le Tribunal Administratif du Logement a rappelé un principe essentiel : le fardeau de la preuve repose sur celui qui réclame.

Le Cadre Légal : Le Tribunal Administratif du Logement (TAL)

Le TAL possède une compétence exclusive pour entendre les litiges relatifs aux baux résidentiels au Québec. Dans cette affaire, le juge administratif a dû naviguer entre les faits présentés et les obligations strictes découlant du Code civil du Québec. Comme le souligne régulièrement tresbonslocataires.com, comprendre le fonctionnement du TAL est la première étape pour tout locataire souhaitant faire valoir ses droits.

Le Saviez-vous ?

Le fardeau de la preuve (Art. 2803 C.c.Q.) impose au demandeur de prouver les faits au soutien de sa prétention. Dans le cas Emran c. Witkowski, l’absence de preuves matérielles a été fatale à la demande.

Le Piège de la Tolérance : Pourquoi le ‘Locker’ n’était pas un Droit

Le point le plus litigieux concernait l’usage d’un espace de rangement au sous-sol. Bien que le locataire l’ait utilisé depuis 2019, le bail ne mentionnait aucunement cet espace dans la section L. En 2023, suite à une intervention pour sécurité incendie, le propriétaire a retiré cet accès.

« Le Tribunal souligne que le silence du bail sur un service accessoire, couplé à une utilisation sans frais supplémentaires, s’apparente à une simple tolérance révocable par le locateur. »

C’est une distinction cruciale que nous enseignons sur tresbonslocataires.com : si un service n’est pas spécifié, il peut être retiré. Voici une comparaison des montants en jeu dans ce dossier :

Élément Réclamé Demande du Locataire Décision du Juge
Perte de jouissance (Locker) 3 400 $ 0 $ (Rejeté)
Dommages moraux 3 000 $ 0 $ (Rejeté)
TOTAL 6 400 $ 0 $

La Sécurité du Bâtiment : Esthétisme vs Intégrité Structurelle

Le locataire a également invoqué la dangerosité d’un balcon. Cependant, le propriétaire a produit un rapport d’inspection de la Ville de Montréal confirmant que le balcon était sécuritaire, malgré des réparations en aluminium jugées « laides » par le locataire. Le droit au logement n’impose pas une esthétique parfaite, mais une sécurité fonctionnelle. Pour plus de conseils sur l’inspection de votre logement, visitez tresbonslocataires.com.

Vermin et Infestation : L’Importance de la Preuve Photo

Le tribunal a rejeté les allégations d’infestation de coquerelles et de souris. Pourquoi ? Parce que le locataire n’a pas produit de preuves photographiques et n’a pas avisé le locateur en temps utile par une mise en demeure formelle selon l’article 1868 du Code civil.

Erreur Fatale

Ne jamais attendre plusieurs mois avant de dénoncer un problème de vermine par écrit. Sans mise en demeure, le propriétaire ne peut être tenu responsable de la persistance du problème.

La Gestion des Accès : Le Cas de la ‘Deuxième Clé’

Un autre point de friction concernait le refus du propriétaire de fournir une deuxième puce d’accès. Le juge a statué que le locateur est en droit de limiter le nombre de clés pour prévenir la sous-location illégale (type Airbnb), tant qu’un système d’intercom permet d’accueillir les visiteurs. Sur tresbonslocataires.com, nous recommandons toujours de négocier ces accès avant la signature du bail.

FAQ : Vos Droits au Quotidien

  • Puis-je exiger un locker si je l’utilise depuis 5 ans ? Non, si ce n’est pas au bail, c’est une tolérance révocable.
  • Le propriétaire peut-il refuser une deuxième clé ? Oui, s’il a des motifs raisonnables de sécurité.
  • Comment prouver une infestation ? Photos, vidéos et factures de produits d’extermination sont essentiels.

Conclusion : Vers un Militantisme Locataire Éclairé

Ce jugement est une leçon de rigueur. Pour réussir au TAL, il ne suffit pas d’avoir raison, il faut pouvoir le prouver par des écrits et des faits concrets. Nous invitons tous les locataires à s’informer continuellement via tresbonslocataires.com et à rejoindre notre communauté pour partager leurs expériences.

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